Près de 91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ce chiffre, il y a des propriétaires occupants, des bailleurs et des copropriétaires qui ont décidé de s’attaquer sérieusement à leurs travaux, souvent après un DPE (diagnostic de performance énergétique) ou un audit énergétique.
Si vous avez une « passoire thermique » (logement très mal classé au DPE) ou si votre copropriété réfléchit à des travaux, ces chiffres vous concernent directement : ils montrent que les rénovations lourdes ne sont plus l’exception, et que les aides peuvent couvrir en moyenne 63 % du coût des travaux.
Une note récente du Service des données et études statistiques (SDES) montre que, en 2024, 91 900 logements ont réalisé une rénovation dite « d’ampleur » avec une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), soit une hausse de 28 % en un an. Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros, avec un taux moyen de prise en charge par l’Anah de 63 %.
Concrètement, cela signifie que, en moyenne, pour 41 500 euros de travaux, environ 26 000 euros sont financés par les aides de l’Anah, et le reste par le ménage (épargne, prêt, complément d’aides éventuelles). Pour beaucoup de foyers, cette prise en charge rend enfin possible une rénovation qui paraissait hors de portée.
Autre donnée importante : 46 800 passoires thermiques ont été rénovées, soit 51 % des logements aidés. Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Autrement dit, les aides ciblent en priorité les logements les plus énergivores.
Derrière les grands chiffres, il y a des profils bien précis :
Si vous êtes propriétaire occupant avec des revenus modestes, ces chiffres montrent que vous faites partie du cœur de cible des aides. Si vous êtes copropriétaire, sachez que près d’un dossier sur deux concerne désormais une copropriété : les projets collectifs de rénovation deviennent la norme.
Et si vous êtes bailleur, notamment avec un logement classé F ou G au DPE, ces aides peuvent être un levier pour remettre votre bien à niveau, surtout si vous envisagez de le louer sous un dispositif type Loc’Avantages, même si ce dernier reste encore marginal dans les chiffres (3 %).
Dans la pratique, la plupart des projets de rénovation d’ampleur démarrent par :
Lors de ce diagnostic, vous allez :
Pour les passoires thermiques, ces étapes sont cruciales : ce sont elles qui permettent de justifier une rénovation d’ampleur éligible aux aides et de mesurer le gain énergétique après travaux.
Une fois le diagnostic en main, vous allez en général :
Dans une copropriété, cette phase passe aussi par des assemblées générales, des votes de travaux, et souvent par la réalisation d’un audit énergétique collectif de l’immeuble.
Même avec un taux moyen de prise en charge de 63 %, il reste en moyenne près de 37 % du montant des travaux à votre charge. Pour 41 500 euros de travaux, cela représente environ 15 000 euros à financer.
Quelques points à surveiller de près :
Un diagnostic bien fait et un audit énergétique clair sont vos meilleurs alliés pour éviter les mauvaises surprises et cibler les travaux qui auront le plus d’impact sur la performance de votre logement.
Pour mieux vivre cette étape, voici quelques réflexes simples :
Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur en 2024, dont 46 800 passoires thermiques, la rénovation énergétique change d’échelle. Les ménages modestes (43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur) et les copropriétés (42 % des rénovations) sont au cœur du mouvement.
Pour vous, propriétaire ou copropriétaire, tout commence par un DPE ou un audit énergétique sérieux, qui va éclairer vos choix de travaux et sécuriser vos demandes d’aides. Bien préparée et bien accompagnée, une rénovation lourde devient plus lisible, plus finançable et surtout plus efficace pour votre confort et la valeur de votre logement.