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Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : pourquoi de plus en plus de logements passent le cap (et ce que ça change pour vous)
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Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : pourquoi de plus en plus de logements passent le cap (et ce que ça change pour vous)
16 Septembre 2026

Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : pourquoi de plus en plus de logements passent le cap (et ce que ça change pour vous)

Près de 91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ce chiffre, il y a des propriétaires occupants, des bailleurs et des copropriétaires qui ont décidé de s’attaquer sérieusement à leurs travaux, souvent après un DPE (diagnostic de performance énergétique) ou un audit énergétique.

Si vous avez une « passoire thermique » (logement très mal classé au DPE) ou si votre copropriété réfléchit à des travaux, ces chiffres vous concernent directement : ils montrent que les rénovations lourdes ne sont plus l’exception, et que les aides peuvent couvrir en moyenne 63 % du coût des travaux.

Le contexte : une vraie accélération des rénovations lourdes

Une note récente du Service des données et études statistiques (SDES) montre que, en 2024, 91 900 logements ont réalisé une rénovation dite « d’ampleur » avec une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), soit une hausse de 28 % en un an. Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros, avec un taux moyen de prise en charge par l’Anah de 63 %.

Concrètement, cela signifie que, en moyenne, pour 41 500 euros de travaux, environ 26 000 euros sont financés par les aides de l’Anah, et le reste par le ménage (épargne, prêt, complément d’aides éventuelles). Pour beaucoup de foyers, cette prise en charge rend enfin possible une rénovation qui paraissait hors de portée.

Autre donnée importante : 46 800 passoires thermiques ont été rénovées, soit 51 % des logements aidés. Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Autrement dit, les aides ciblent en priorité les logements les plus énergivores.

À qui s’adressent vraiment ces rénovations aidées ?

Derrière les grands chiffres, il y a des profils bien précis :

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.
  • Les copropriétés pèsent lourd : elles représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées.
  • Le dispositif Loc’Avantages, destiné aux bailleurs qui louent à un loyer modéré, ne représente que 3 % des rénovations.

Si vous êtes propriétaire occupant avec des revenus modestes, ces chiffres montrent que vous faites partie du cœur de cible des aides. Si vous êtes copropriétaire, sachez que près d’un dossier sur deux concerne désormais une copropriété : les projets collectifs de rénovation deviennent la norme.

Et si vous êtes bailleur, notamment avec un logement classé F ou G au DPE, ces aides peuvent être un levier pour remettre votre bien à niveau, surtout si vous envisagez de le louer sous un dispositif type Loc’Avantages, même si ce dernier reste encore marginal dans les chiffres (3 %).

Concrètement, comment ça se passe pour vous ?

1. Tout commence souvent par un DPE ou un audit énergétique

Dans la pratique, la plupart des projets de rénovation d’ampleur démarrent par :

  • un DPE (diagnostic de performance énergétique), obligatoire en cas de vente ou de location et fortement conseillé avant des travaux importants ;
  • ou un audit énergétique (étude plus poussée que le DPE, avec des scénarios de travaux et des estimations d’économies d’énergie).

Lors de ce diagnostic, vous allez :

  • voir la classe énergétique de votre logement (de A à G) ;
  • identifier les principaux points faibles : isolation, chauffage, ventilation, fenêtres, etc. ;
  • disposer de recommandations de travaux, souvent par étapes (isolation, changement de système de chauffage, etc.).

Pour les passoires thermiques, ces étapes sont cruciales : ce sont elles qui permettent de justifier une rénovation d’ampleur éligible aux aides et de mesurer le gain énergétique après travaux.

2. Ensuite, vient la phase projet et le montage du dossier d’aide

Une fois le diagnostic en main, vous allez en général :

  • faire établir des devis par des entreprises (souvent RGE, reconnues garantes de l’environnement, quand c’est exigé par les aides) ;
  • monter un dossier d’aide auprès de l’Anah, notamment pour MaPrimeRénov’ Ampleur, éventuellement avec l’aide d’un conseiller (espace conseil, accompagnateur, etc.) ;
  • planifier le chantier dans votre logement ou votre copropriété.

Dans une copropriété, cette phase passe aussi par des assemblées générales, des votes de travaux, et souvent par la réalisation d’un audit énergétique collectif de l’immeuble.

Point de vigilance : bien anticiper le coût réel et l’impact sur votre quotidien

Même avec un taux moyen de prise en charge de 63 %, il reste en moyenne près de 37 % du montant des travaux à votre charge. Pour 41 500 euros de travaux, cela représente environ 15 000 euros à financer.

Quelques points à surveiller de près :

  • Ne vous fiez pas uniquement au pourcentage d’aide : regardez le montant en euros qui restera à votre charge.
  • Anticipez les contraintes de chantier : bruit, poussière, pièces inutilisables pendant quelques jours ou semaines, présence d’artisans dans le logement, etc.
  • En copropriété, vérifiez les impacts sur vos charges (travaux votés, appels de fonds, éventuel emprunt collectif).
  • Sur les passoires thermiques, assurez-vous que le projet de travaux permet bien de changer de catégorie au DPE, surtout si vous louez ou comptez louer.

Un diagnostic bien fait et un audit énergétique clair sont vos meilleurs alliés pour éviter les mauvaises surprises et cibler les travaux qui auront le plus d’impact sur la performance de votre logement.

Nos conseils pratiques pour préparer sereinement votre rénovation

Pour mieux vivre cette étape, voici quelques réflexes simples :

  • Faites réaliser ou actualiser votre DPE avant de vous lancer, surtout si votre dernier diagnostic date de plusieurs années.
  • Demandez un audit énergétique si votre logement est mal classé ou si vous envisagez une rénovation globale : cela permet de hiérarchiser les travaux et de maximiser les aides.
  • Rassemblez vos documents (anciens diagnostics, factures de travaux, plans, règlement de copropriété) avant tout rendez-vous, cela facilite l’analyse du bien.
  • Parlez-en tôt en copropriété : plus vous anticipez, plus il est simple de construire un projet collectif, d’obtenir les votes et de monter les dossiers d’aide.
  • Gardez en tête les ordres de grandeur : un montant moyen de 41 500 euros de travaux pour une rénovation d’ampleur, avec 63 % de prise en charge moyenne, montre que les projets sont importants, mais aussi que les aides peuvent vraiment faire la différence.

Conclusion : diagnostics et aides, un duo clé pour sortir des passoires thermiques

Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur en 2024, dont 46 800 passoires thermiques, la rénovation énergétique change d’échelle. Les ménages modestes (43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur) et les copropriétés (42 % des rénovations) sont au cœur du mouvement.

Pour vous, propriétaire ou copropriétaire, tout commence par un DPE ou un audit énergétique sérieux, qui va éclairer vos choix de travaux et sécuriser vos demandes d’aides. Bien préparée et bien accompagnée, une rénovation lourde devient plus lisible, plus finançable et surtout plus efficace pour votre confort et la valeur de votre logement.